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mercredi 12 avril 2017

La construction des résidences pour les familles des militaires américains présents en France dans le cadre de l’OTAN [Résumé de la conférence]


 Jean-Marie Simon, architecte, Directeur du CAUE 54


Avec l'installation de bases américaines de l'OTAN dès 1950, il s'agit de loger les familles des militaires. Ils y resteront jusqu'à 1967.
Or, après la Seconde Guerre mondiale, une sévère crise du logement sévit en France. L'état souhaite que ces militaires ne logent pas sur les bases elles-mêmes et les nécessités d'une éventualité que les soldats américains doivent rejoindre leur base rapidement conditionnent qu'ils logent à une distance déterminée.
C'est ainsi que les villages américains vont être créés. Leur construction et leur financement par des sociétés sont intégralement français.


Certaines municipalités y voient une opportunité pour leur cité alors que d'autres sont plus récalcitrantes. À Toul, le maire Pierre Schmidt est favorable à leur implantation et s'active pour trouver rapidement un terrain. Ces villages sont édifiés légèrement à l'écart des villes qui les accueillent. À Toul, il s'agit de Régina village et de la cité Saint-Michel de part et d'autre de la route de Verdun. La ville-haute n'existe pas encore. Les militaires sont stationnés sur la base de Rosières.

Jean-Marie Simon ne s'est pas cantonné à décrire les deux villages de Toul, mais également ceux de la région, que ce soit, entre autres, Toulaire à Liverdun, Bois-le-Duc à Vandoeuvre, les Clairs Chênes à Étain, Pershing et Lafayette à Chaumont, sans oublier la cité canadienne de Longuyon, pour n'en citer que quelques-uns.

Ces villages sont de taille variable, les plus petits ne comportant qu'une trentaine de maisons.
Les pavillons, indépendants ou mitoyens, sont de bonne qualité, équipés du confort américain, de plain-pied, sans sous-sol ni grenier. Il n'y a pas de garage non plus : la rue large y accueillant le stationnement des véhicules.

Perspective axonométrique d'un pavillon
(Source : archives du musée de Toul)

Depuis, les parcelles ont été définies pour chaque résidence. Les villages ont conservé leur authenticité. Quelques aménagements paysagers portent sur les clôtures, des plantations et aménagements des jardinets remplaçant les espaces ouverts engazonnés des Américains. Garages et vérandas ont été ajoutés.
Les abords se sont urbanisés.

Localisation des deux villages américains de Toul,
de part et d'autre de l'avenue J.F. Kennedy
(Source IGN/Géoportail)


Régina-village et la cité Saint-Michel via Google street-view



NB : malgré leur bref passage d'une quinzaine d'années sur le territoire du N.E. de la France, la présence des "Ricains" reste ancrée dans la mémoire des anciens. C'est l'époque des cigarettes américaines, du chewing-gum et du formica ; des grosses voitures rutilantes, des bars américains et de la M.P. à côté des gendarmes français. C'est aussi l'époque où fleurissait sur les murs le slogan "US GO HOME" des sympathisants communistes et des pacifistes.
Les Américains avaient leurs propres écoles et des échanges avec les établissements scolaires français soulignaient les grandes différences d'éducation, ne serait-ce que par la mixité, encore très rare dans les lycées français.
Des mariages mixtes ont eu lieu et, après 1967, des femmes françaises ont suivi leur époux en Allemagne et aux États-Unis.

lundi 3 avril 2017

Conférence d'avril : La construction des résidences pour les familles des militaires américains, présents en France dans le cadre de l’OTAN

La prochaine conférence du CELT sera présentée Jean-Marie Simon, architecte, directeur du CAUE 54.
Elle aura lieu le aura lieu le mardi 11 avril à 20h30, exceptionnellement au Musée de Toul.
Entrée libre et gratuite.


"La construction à Toul, de la Résidence américaine de la route de Verdun et celle de Régina village, sera décrite en même temps que celle de leurs cités « jumelles » du Grand-Est. Souvent attribuées à l’armée américaine ces constructions sont l’œuvre de financiers, de promoteurs, d’architectes et d’entreprises françaises.

Après une rapide présentation du contexte général, le cahier des charges et les modalités de règlement imposés par l’armée américaine sont détaillés. Ensuite, le rôle des communes en particulier leur investissement et les liens complexes avec les promoteurs français pour que les opérations aboutissent est expliqué. Ce travail sur le foncier s’appuie sur des photographies aériennes d’époque. Un accent particulier sera porté sur Toul, où, comme à Verdun, deux résidences sont proches, mais relèvent de deux sociétés civiles immobilières concurrentes ce qui n’a pas été sans poser des difficultés, auxquelles les communes ont su apporter les réponses. Une deuxième partie de l’intervention décrit le montage financier et juridique orignal et les difficultés que celui-ci posera lors du départ des troupes américaines. La conférence se termine par quelques photos montrant l’évolution paysagère des résidences du Grand-Est."


Toul : vue aérienne de Régina village et la cité Saint-Michel
de part et d'autre de l'avenue J.F. Kennedy.
Source IGN - Géoportail

samedi 1 avril 2017

Journées d'Histoire Régionale - Bilan

Le CELT était présent pour une première participation aux Journées d'Histoire Régionale, à Pont-à-Mousson les samedi 25 et dimanche 26 mars 2017.


- Un stand se proposait d'informer les visiteurs sur les activités du CELT : conférences, revue Études Touloises, prix Moselly, visibilité sur Internet (site des Études Touloises, blog, page Facebook)… Un poster/banner avait été confectionné pour la circonstance.



- Les numéros d’Études Touloises de l'année et quelques anciens numéros étaient proposés à la vente ainsi que le livre "Dans les pas d'Émile Moselly" publié à l'occasion des 60 ans du prix Moselly.

- Des flyers informatifs, bulletins d'adhésion au CELT et d'abonnement à la revue, règlements du concours de nouvelles étaient mis à la disposition des visiteurs.

- Une exposition sur "Les demoiselles de Toul", objet d'un article dans le n°158 de la revue, agrémentait le stand ainsi qu'un panneau sur la Vallisnérie, plante protégée présente dans les remparts.



- Les visiteurs pouvaient bénéficier des explications fournies par les quelques membres qui s'étaient portés volontaires pour tenir le stand.


Merci à Paul, Geneviève, Philippe, Jean-Michel et Micheline pour leur présence et leur participation.

- Le dimanche matin, Philippe Masson a proposé une conférence intitulée " Le patrimoine lié à l'eau dans les boucles de la Moselle". Ce patrimoine portait essentiellement sur les lavoirs et fontaines.



Ce fut un week-end riche en informations, échanges, contacts divers et l'occasion au CELT de se faire une place parmi les associations dont l'objet est l'histoire, de la Lorraine en particulier, et du Grand-Est de façon plus générale. Quelques ventes non négligeables ont été réalisées, tous les numéros proposés sur les "demoiselles", thème de l'exposition, ayant été vendus.

Merci aux organisateurs, professionnels et bénévoles (Vianney, Élisabeth, Sophie...) pour leur gentillesse et leur efficacité, avant et pendant la manifestation. La réunion des acteurs le samedi matin était intéressante, tout comme la visite guidée de Pont-à-Mousson au fil de l'eau du dimanche. Le buffet déjeunatoire du dimanche raffiné et copieux, le pot de clôture convivial !