Toute l'actualité du CELT : conférences, revue Études Touloises, prix Moselly...

mercredi 12 avril 2017

La construction des résidences pour les familles des militaires américains présents en France dans le cadre de l’OTAN [Résumé de la conférence]


 Jean-Marie Simon, architecte, Directeur du CAUE 54


Avec l'installation de bases américaines de l'OTAN dès 1950, il s'agit de loger les familles des militaires. Ils y resteront jusqu'à 1967.
Or, après la Seconde Guerre mondiale, une sévère crise du logement sévit en France. L'état souhaite que ces militaires ne logent pas sur les bases elles-mêmes et les nécessités d'une éventualité que les soldats américains doivent rejoindre leur base rapidement conditionnent qu'ils logent à une distance déterminée.
C'est ainsi que les villages américains vont être créés. Leur construction et leur financement par des sociétés sont intégralement français.


Certaines municipalités y voient une opportunité pour leur cité alors que d'autres sont plus récalcitrantes. À Toul, le maire Pierre Schmidt est favorable à leur implantation et s'active pour trouver rapidement un terrain. Ces villages sont édifiés légèrement à l'écart des villes qui les accueillent. À Toul, il s'agit de Régina village et de la cité Saint-Michel de part et d'autre de la route de Verdun. La ville-haute n'existe pas encore. Les militaires sont stationnés sur la base de Rosières.

Jean-Marie Simon ne s'est pas cantonné à décrire les deux villages de Toul, mais également ceux de la région, que ce soit, entre autres, Toulaire à Liverdun, Bois-le-Duc à Vandoeuvre, les Clairs Chênes à Étain, Pershing et Lafayette à Chaumont, sans oublier la cité canadienne de Longuyon, pour n'en citer que quelques-uns.

Ces villages sont de taille variable, les plus petits ne comportant qu'une trentaine de maisons.
Les pavillons, indépendants ou mitoyens, sont de bonne qualité, équipés du confort américain, de plain-pied, sans sous-sol ni grenier. Il n'y a pas de garage non plus : la rue large y accueillant le stationnement des véhicules.

Perspective axonométrique d'un pavillon
(Source : archives du musée de Toul)

Depuis, les parcelles ont été définies pour chaque résidence. Les villages ont conservé leur authenticité. Quelques aménagements paysagers portent sur les clôtures, des plantations et aménagements des jardinets remplaçant les espaces ouverts engazonnés des Américains. Garages et vérandas ont été ajoutés.
Les abords se sont urbanisés.

Localisation des deux villages américains de Toul,
de part et d'autre de l'avenue J.F. Kennedy
(Source IGN/Géoportail)


Régina-village et la cité Saint-Michel via Google street-view



NB : malgré leur bref passage d'une quinzaine d'années sur le territoire du N.E. de la France, la présence des "Ricains" reste ancrée dans la mémoire des anciens. C'est l'époque des cigarettes américaines, du chewing-gum et du formica ; des grosses voitures rutilantes, des bars américains et de la M.P. à côté des gendarmes français. C'est aussi l'époque où fleurissait sur les murs le slogan "US GO HOME" des sympathisants communistes et des pacifistes.
Les Américains avaient leurs propres écoles et des échanges avec les établissements scolaires français soulignaient les grandes différences d'éducation, ne serait-ce que par la mixité, encore très rare dans les lycées français.
Des mariages mixtes ont eu lieu et, après 1967, des femmes françaises ont suivi leur époux en Allemagne et aux États-Unis.

lundi 3 avril 2017

Conférence d'avril : La construction des résidences pour les familles des militaires américains, présents en France dans le cadre de l’OTAN

La prochaine conférence du CELT sera présentée Jean-Marie Simon, architecte, directeur du CAUE 54.
Elle aura lieu le aura lieu le mardi 11 avril à 20h30, exceptionnellement au Musée de Toul.
Entrée libre et gratuite.


"La construction à Toul, de la Résidence américaine de la route de Verdun et celle de Régina village, sera décrite en même temps que celle de leurs cités « jumelles » du Grand-Est. Souvent attribuées à l’armée américaine ces constructions sont l’œuvre de financiers, de promoteurs, d’architectes et d’entreprises françaises.

Après une rapide présentation du contexte général, le cahier des charges et les modalités de règlement imposés par l’armée américaine sont détaillés. Ensuite, le rôle des communes en particulier leur investissement et les liens complexes avec les promoteurs français pour que les opérations aboutissent est expliqué. Ce travail sur le foncier s’appuie sur des photographies aériennes d’époque. Un accent particulier sera porté sur Toul, où, comme à Verdun, deux résidences sont proches, mais relèvent de deux sociétés civiles immobilières concurrentes ce qui n’a pas été sans poser des difficultés, auxquelles les communes ont su apporter les réponses. Une deuxième partie de l’intervention décrit le montage financier et juridique orignal et les difficultés que celui-ci posera lors du départ des troupes américaines. La conférence se termine par quelques photos montrant l’évolution paysagère des résidences du Grand-Est."


Toul : vue aérienne de Régina village et la cité Saint-Michel
de part et d'autre de l'avenue J.F. Kennedy.
Source IGN - Géoportail

samedi 1 avril 2017

Journées d'Histoire Régionale - Bilan

Le CELT était présent pour une première participation aux Journées d'Histoire Régionale, à Pont-à-Mousson les samedi 25 et dimanche 26 mars 2017.


- Un stand se proposait d'informer les visiteurs sur les activités du CELT : conférences, revue Études Touloises, prix Moselly, visibilité sur Internet (site des Études Touloises, blog, page Facebook)… Un poster/banner avait été confectionné pour la circonstance.



- Les numéros d’Études Touloises de l'année et quelques anciens numéros étaient proposés à la vente ainsi que le livre "Dans les pas d'Émile Moselly" publié à l'occasion des 60 ans du prix Moselly.

- Des flyers informatifs, bulletins d'adhésion au CELT et d'abonnement à la revue, règlements du concours de nouvelles étaient mis à la disposition des visiteurs.

- Une exposition sur "Les demoiselles de Toul", objet d'un article dans le n°158 de la revue, agrémentait le stand ainsi qu'un panneau sur la Vallisnérie, plante protégée présente dans les remparts.



- Les visiteurs pouvaient bénéficier des explications fournies par les quelques membres qui s'étaient portés volontaires pour tenir le stand.


Merci à Paul, Geneviève, Philippe, Jean-Michel et Micheline pour leur présence et leur participation.

- Le dimanche matin, Philippe Masson a proposé une conférence intitulée " Le patrimoine lié à l'eau dans les boucles de la Moselle". Ce patrimoine portait essentiellement sur les lavoirs et fontaines.



Ce fut un week-end riche en informations, échanges, contacts divers et l'occasion au CELT de se faire une place parmi les associations dont l'objet est l'histoire, de la Lorraine en particulier, et du Grand-Est de façon plus générale. Quelques ventes non négligeables ont été réalisées, tous les numéros proposés sur les "demoiselles", thème de l'exposition, ayant été vendus.

Merci aux organisateurs, professionnels et bénévoles (Vianney, Élisabeth, Sophie...) pour leur gentillesse et leur efficacité, avant et pendant la manifestation. La réunion des acteurs le samedi matin était intéressante, tout comme la visite guidée de Pont-à-Mousson au fil de l'eau du dimanche. Le buffet déjeunatoire du dimanche raffiné et copieux, le pot de clôture convivial !

vendredi 31 mars 2017

Visite de l’exposition "Austrasie, le royaume mérovingien oublié" à Saint Dizier (52)

Le CELT proposait une sortie le samedi 18 mars pour visiter une exposition organisée à l’Espace Camille Claudel de Saint-Dizier (9, avenue de la République). L'exposition était dédiée au royaume des Francs de l’Est, l’Austrasie. Au moment où s’installe la nouvelle région Grand Est, il s’agissait de la première exposition consacrée à l’Austrasie, berceau de la dynastie mérovingienne qui a connu un fort rayonnement entre 511 et 717.

Présentation de l'exposition sur le site du musée :

Cette exposition réunit pour la première fois des objets exceptionnels, prêtés par de grands musées européens, tels que les Musées de Cologne et Stuttgart en Allemagne, le Musée d’Amay et les Musées royaux d’Art et d’Histoire de Bruxelles en Belgique ; enfin, le Musée National d’Histoire de l’Art du Luxembourg.
Parmi les objets les plus remarquables se trouvent la tombe du petit prince de Cologne, l’anneau de l’évêque Arnoul de Metz, ou les bijoux de la dame de Grez-Doiceau. De nombreux objets issus de l’habitat rural de Preny (Lorraine) et une tombe de chef mérovingien (Saint-Dizier) découverts au cours de fouilles préventives menées par l’Inrap seront dévoilés.
Site de l'exposition



14 membres du CELT et sympathisants ont suivi la visite guidée.

L'intérêt de la visite tenait au triple lien avec Toul :
- Toul relevait de l’Austrasie entre le VIe et le VIIIe siècle
- En tant que siège épiscopal, le rôle de la cité n’était pas négligeable
- Le musée d’Art et d’histoire avait prêté des pièces issues des fouilles réalisées dans l’enceinte de l’ancienne abbaye Saint-Evre, lesquelles avaient mises à jour la tombe de l’évêque Eudulus dans laquelle furent retrouvée notamment l’anneau épiscopal de ce prélat.

Très didactique l’exposition permettait de contempler des pièces exceptionnelles à l’exemple du mobilier et objets de la tombe du petit prince de Cologne.
A l’issue de la visite, de courageux membres ont achevés la journée par une promenade rapide en raison d’une météo défavorable - dans le parc de l’ancienne abbaye cistercienne de Trois Fontaine située à 10 km au nord de Saint-Dizier.

jeudi 16 mars 2017

La chapelle Saint-Maurice de Domgermain [Résumé de la conférence du 14 mars 2017]

Mireille-Bénédicte Bouvet
Conservateur régional de l'Inventaire général de la région Lorraine

La chapelle dans son aspect actuel
Source Wikipédia

Il y a une vingtaine d'églises champêtres en Lorraine, c'est-à-dire églises paroissiales isolées à l'écart du village. Parmi elles, "Saint-Maurice" de Domgermain se situait entre vigne et forêt. Elle était, à l'origine, entourée du cimetière.


Son saint patron est Saint-Maurice d'Agaune, soldat copte décapité avec son armée en Suisse au IIIe siècle par l'empereur Maximien. Il est la plupart du temps représenté sur son cheval, et honoré le 22 septembre. Plusieurs églises réparties dans toute la Lorraine sont également placées sous son patronage.

Elle a été construite au XIVe siècle. Frappée d'interdit par l'évêque de Toul en 1703, elle est remplacée par une église construite sous le même patronage au centre du village. Sa nef détruite en 1741, l'église réduite à son chœur, carré, devient "chapelle", à laquelle les villageois restent très attachés.


Victime de la tempête de 1999, elle bénéficiera de 2 phases de restauration : une pour la toiture, puis de plus amples travaux en 2013.
C'est au cours de ces travaux que seront découvertes les fresques murales et, parmi les pierres utilisées comme dallage, les vestiges d'un retable Renaissance.


La conférencière a décrypté les détails des fresques représentant, entre autres, la vie de saint Maurice. La restauration de celles-ci, fort affadies, n'est pas d'actualité, mais la qualité des travaux effectués par la très compétente entreprise France Lanord et Bichaton a permis la préservation de l'édifice et sa transmission aux générations futures.

La chapelle Saint-Maurice est inscrite aux Monuments Historiques.

La  Pietà située au-dessus du porche d'entrée, hélas victime de vandalisme

Est Républicain - Domgermain - 16 mars 2017
Cliquer sur l'image pour lire

jeudi 9 mars 2017

Journées d'Histoire Régionale

Le CELT tiendra un stand à l'abbaye des Prémontrés à Pont-à-Mousson, lors de la 12e édition des journées d'Histoire Régionale des samedi 25 et dimanche 26 mars 2017. Le thème est "Histoire et patrimoine au fil de l'eau".
De 14 heures à 18h 30 seront proposés une vidéo et des panneaux présentant les activités de l'association et une exposition sur les "demoiselles" de Toul.
Des membres de l'association seront présents pour répondre aux questions des visiteurs.
Le dimanche à 10 heures, Philippe Masson proposera une conférence sur "Le patrimoine lié à l'eau dans les boucles de la Moselle".

Entrée libre

mercredi 8 mars 2017

Conférence : Les peintures murales de la chapelle Saint-Maurice

Mireille-Bénédicte Bouvet, conservateur régional à l'Inventaire, proposera une conférence sur

Les peintures murales de la chapelle Saint-Maurice de Domgermain

mardi 14 mars à 20h30, salle des Adjudications à Toul
Entrée libre


mardi 7 mars 2017

En kiosque : Études Touloises n°159 Janvier - mars 2017




Au sommaire :
- Les plantes messicoles, des herbes que l’on dit mauvaises… par Paul Montagne
- Les contrats de mariage et les testaments à Barisey-la-Côte. XVIIIe-XIXe siècle par Jean-Yves Chauvet
- Journal d’un prisonnier de guerre à l’Oflag III-C (3)
- Dans le rétro... : Les plumes par Danièle Uriot

jeudi 2 mars 2017

Nécrologie : Andrée Campanni

Nous apprenons le décès d'Andrée Campanni sur venu le 17 février à l'âge de 95 ans.

Avis de décès paru dans l'ER du 2 mars 2017


Andrée a œuvré au sein de l'équipe des Études Touloises dont elle a été gestionnaire du fichier adhérents.
Elle a écrit pour la revue plusieurs articles dont l'un avec sa sœur. Consultables ICI.

Nous adressons à sa famille nos sincères condoléances.

Ses cendres seront mises dans la tombe familiale du cimetière de Toul le lundi 20 mars 2017 à 9h30

lundi 27 février 2017

Le CELT en visite à Ludres

Un petit groupe de membres du CELT s'est rendu samedi à la médiathèque pour visiter l'exposition consacrée à la bataille de Nancy. Si à l'occasion du 540e anniversaire de la bataille, la ville de Nancy s'est faite très discrète, une exposition était proposée à la médiathèque de Ludres à l'initiative d'Olivier Petit, médiéviste, agent du patrimoine à la médiathèque, qui nous a servi de guide.


Olivier petit a expliqué en détails le contexte de la bataille, les causes de la défaite du Téméraire, comment ce dernier a été retrouvé sur les berges marécageuses de l'étang Saint-Jean et le devenir de sa dépouille.

L'illustration complète de cet événement sous forme de panneaux, objets et documents divers peut être consultée sur son blog : Patrimoine de Lorraine




Olivier Petit

C'était le dernier jour de l'exposition et une animation à thème médiéval était proposée aux visiteurs.

Compagnie Médiévale "Historica Tempus" de Ludres

Puis le groupe est "monté" jusqu'à l'église où Pierre Claudotte et Jean-Paul Lagadec, président et membres du CELL (Cercle d'Études Locales de Ludres), attendaient les Toulois pour une visite commentée. L'église sous le patronage de Saint-Evre, un des premiers évêques toulois, est dotée notamment deux superbes vitraux du 16e, rescapés des destructions lors de la Première Guerre mondiale.

Pierre Claudotte, Président du CELL

Statue de saint Evre au-dessus du porche de l'église

Détail d'un des vitraux du XVIe dans le chœur de l'église

mercredi 22 février 2017

Ouverture du Prix Moselly 2017

Le prix Moselly est un concours de nouvelles à thématique lorraine organisé par le Cercle d'Études Locales du Toulois (CELT).

Émile Moselly

Date limite des envois : 13 septembre 2017.

Règlement complet téléchargeable sur le site Études Touloises. ICI

mardi 21 février 2017

Portraits de l’époque romantique [Résumé de la conférence du 14 février 2017]

Norbert de Beaulieu est germaniste, docteur en histoire de l'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne et grand connaisseur de l'art du portrait à l'époque romantique.




Aborder les portraits de l’époque romantique, c’est pénétrer dans un monde empreint de mélancolie, tout d’émotion et de sensibilité.
Bien que moyennement considéré dans la hiérarchie des genres (qui donnait la primauté à la peinture historique), l’art du portrait fut dans la première moitié du XIX° siècle l’objet d’un engouement sans précédent, lié à l’émergence d’une bourgeoisie soucieuse d’affirmer sa réussite sociale.
Loin du style hiératique des portraits de l’ancien régime, on voit s’y dessiner une atmosphère intimiste, prônant l’affection familiale, l’amour de la nature, le goût des choses simple. Au travers des portraits féminins, l’évolution des modes vestimentaires se suit pas à pas, qu’accompagnent de multiples accessoires : ombrelles, châles, mouchoirs, éventails.
Qui se souvient aujourd’hui de Vaudechamp, Candide Blaise, Dieudonné Pierre ou Charles Gomieu ? Tous ces artistes pourtant, originaires de Lorraine, connurent des carrières brillantes et furent la coqueluche des salons de peinture.
Souhaitons que la postérité les redécouvre sans tarder et rende à leur talent tout l’hommage qu’il mérite.


Pierre Duval le Camus
Portrait de Madame de Cherrier- 1834

L’Amitié en France aux XVIe et XVIIe siècles - Histoire d’un sentiment (Aurélie Prévost)

Vient de paraître aux Presses universitaires de Louvain : http://pul.uclouvain.be/fr/livre/?GCOI=29303100309920
(Il s'agit de la thèse remaniée d'Aurélie Prévost)

L’ouvrage
Puisant à des sources très diverses, cet ouvrage s’intéresse à la fois à la réception des idées philosophiques, à la pratique de l’amitié et à sa représentation au cours des XVIe et XVIIe siècles en France. Sans ignorer l’histoire de Montaigne et La Boétie mais loin de s’y limiter, il s’attache à découvrir, notamment grâce aux écrits du for privé, aux testaments, mais aussi aux dictionnaires, aux proverbes, aux emblèmes, etc., comment les hommes ont tissé des liens amicaux et les ont décrits. À cette époque, l’amitié ne relève pas encore exclusivement de la sphère de l’intime. Elle est au cœur de la réflexion politique. Les tensions de la société de l’époque moderne transparaissent à travers ces multiples histoires masculines.



L’auteur
Aurélie Prévost, secrétaire du CELT, est chercheur et membre associé au Centre de recherche universitaire lorrain d’histoire (CRULH) de l’Université de Lorraine.



Il est possible de commander cet ouvrage
- via le site de vente en ligne : www.i6doc.com
- à la DUC (Diffusion universitaire Ciaco), Grand Rue 2-14, 1348 Louvain-la-Neuve duc@ciaco.com
- sur commande en librairie.

Valérie Laplanche - Strasbourg

Valérie Laplanche, lauréate du prix Moselly 2015 pour sa nouvelle " Lorsque fleurissent les pierres", publie un recueil sur Strasbourg dans la collection "Traverses" chez Jacques Flament Éditions.
Nul doute que son style fleuri nous fera découvrir sa ville avec un regard original et donnera au lecteur l'envie de (re)visiter cette ville qui nous est proche.


Résumé

"Lorsque se révèle un peu plus ce qu’on croyait si bien connaître, quand se soulève un pan du voile sur les menues forces et failles, sur la poésie d’un détail, alors seulement peut-on prétendre avoir entraperçu l’intime. Il en est des villes comme des gens. Il faut, pour les apprendre, érafler les vernis de façade, savoir observer, écouter. Et s’arrêter aux anecdotes. À la magie des choses cachées, aux délicatesses insolites, à tout ce qui concourt à tisser une véritable identité. Il faudrait à chaque ville son Nougaro pour la chanter. À défaut, ce livre vous invite à dériver au fil des rues, l’oreille tendue à ce qu’y murmurent les vieilles pierres : des histoires souvent méconnues ou les précieux itinéraires de lieux d’aujourd’hui ou d’hier, chargés de sens, originaux."
 (Valérie Laplanche)

http://www.jacquesflamenteditions.com/284-strasbourg-traverses/

mardi 7 février 2017

Conférence de février : L'essor de l'art du portrait en France et en Lorraine à l'époque romantique

Mardi 14 février 2017 à 20h30 salle des Adjudications
Entrée gratuite
Norbert de Beaulieu nous fait l'amitié de nous entretenir sur un sujet à la croisée de l'histoire et de l'histoire de l'art. Le conférencier a préparé une belle présentation, la voici in extenso.


L'essor de l'art du portrait en France et en Lorraine à l'époque romantique (1815-1848)

À l'époque de la peinture figurative, il existait plusieurs "genres": la peinture d'Histoire, le paysage, la nature morte et le portrait.
Celui-ci, d'abord considéré comme un genre mineur, connut un âge d'or au cours des "années romantiques". Les statistiques des Salons parisiens en témoignent : entre 1814 et 1844, la proportion des portraits exposés est passée de 8% à 32% !

Ce phénomène s'explique d'une part par un désir croissant de détenir et de transmettre un souvenir de soi, mais aussi par un nouvel état d'esprit, apparu en force après les guerres napoléoniennes: à la suite de la Révolution et de l'Empire, toutes les classes de la nouvelle société aspiraient d'abord à un apaisement, et rêvaient de trouver un refuge au sein de la Nature, comme l'avait déjà conseillé Rousseau, mais aussi dans le cercle familial. Jamais on n'avait accordé autant de place à l'expression de la sensibilité.

Ces éléments se retrouvent donc dans les portraits individuels ou de groupe, dans les très nombreux portraits d'enfants et aussi dans l'arrière-plan de ces tableaux, qui n'est jamais anodin et mérite que l'on s'y attarde. Le portrait romantique n'est plus un portrait d'apparat, mais un portrait profondément humain, un instant de vie. Les peintres, imprégnés de lectures, de musique et de théâtre, aspiraient à la perfection, mais aussi à la poésie et s'efforçaient de scruter et de restituer l'âme de leurs modèles. La mélancolie était dans l'air du temps; elle est perceptible dans la plupart des portraits (surtout féminins) de ces trois décennies, dont la charge affective ne peut laisser indifférent.

Mais chaque portrait est aussi un précieux document pour les historiens et les historiens de la mode. Que serait un livre d'Histoire, une biographie sans portraits ? Grâce aux détails vestimentaires et aux accessoires minutieusement et magistralement rendus par les crayons ou les pinceaux, une datation très précise des œuvres est possible. L'apparition de la "coiffure à la girafe", en 1827, celle des "manches à gigot" et de la silhouette féminine "en sablier" des années 1830 ne manqueront pas de nous faire sourire aujourd'hui, mais elles étaient prises très au sérieux par les élégantes de l'époque, et ce dans toute l'Europe, car Paris donnait le ton ! Et ces toilettes ont en fait beaucoup de charme et de raffinement. Nous ferons donc un voyage chronologique dans le temps, entre le Ier Empire et la fin de la Monarchie de Juillet, en suivant l'évolution de la mode.

Les grands ateliers de formation étaient à Paris et accueillaient de nombreux jeunes peintres venus de province et de l'étranger. Seuls les meilleurs d'entre eux avaient le privilège de suivre les cours des maîtres. L'École des miniaturistes lorrains, autour de Jean-Baptiste Isabey, est certes bien connue. 

Jean-Baptiste Isabey (1767-1855)


Mais de nombreux portraitistes d'origine lorraine ont également fait leurs preuves dans les portraits de grand format : ils furent très appréciés non seulement dans la capitale, mais aussi par une clientèle étrangère, comme à Londres pour le Nancéien André Léon Larue dit Mansion ou à la Nouvelle-Orléans pour Jean-Joseph Vaudechamp, élève de Girodet né à Rambervillers...
Il est tout à fait plausible de parler d'une "autre Écoles de Nancy", antérieure à celle que nous connaissons, et d'en réhabiliter les membres éminents, parmi lesquels des femmes ! 

Ce sera l'objet de cette conférence.

mardi 31 janvier 2017

Benoit Camus, PAF !

Après "Import-export", recueil de nouvelles publié en mai 2012, et le "Bunker, 3ème témoignage", publié en mars 2015 , le troisième opus de Benoit Camus, "Chroniques d'un père au foyer", vient de sortir. Comme les deux premiers ouvrages, l'éditeur est Jacques Flament.



Thème beaucoup plus drôle que celui de "La dernière cigarette" qui lui a valu le prix Moselly en 2013.


Résumé
"Quand on me demande ce que je fais dans la vie, je réponds papa au foyer. J’aime la petite lueur qui s’allume dans l’œil de mon interlocuteur, à cet instant-là, une lueur amusée… et un peu gênée. Parfois, rarement, tout dépend de mon humeur, je précise : « Dès que mes enfants m’en laissent le temps, j’écris… et je lis. » Une autre lueur apparaît, tout aussi amusée, tout autant gênée. On apprécie, on compatit. »
Inévitablement, s’est imposée l’envie de mêler les plaisirs : écrire sur la situation pas si banale de père au foyer. Il y avait là, de quoi entretenir la petite lueur dans les mirettes… et matière à se mettre sous la plume. L’auteur s’est plu au jeu. Il en est sorti des dizaines de chroniques, une succession de saynètes prises sur le vif, rédigées au fil des années en même temps que ses enfants grandissaient. Il les restitue ici, livre le carnet joyeux d’un PAF, spécimen d’une espèce en voie de développement."

Chroniques d'un père au foyer

Est Républicain. 31 janvier 2017
(Cliquer sur l'article pour lire)

jeudi 26 janvier 2017

Décès d'André Idoux

C'est avec une grande tristesse que nous avons appris le décès d'Alain Idoux, survenu dans la nuit du 21 au 22 janvier après une courte hospitalisation.
André faisait partie du conseil d'administration du CELT et était membre du jury du prix Moselly.
Ses obsèques auront lieu vendredi à 14h 30 à l'église de Chaudeney-sur-Moselle.

Nous adressons nos sincères condoléances à son épouse Françoise et à toute sa famille.

André Idoux lors d'une réunion du jury du prix Moselly en 2009


André et son épouse le 26 novembre 2016

ER du 26 janvier 2017