Toute l'actualité du CELT : conférences, revue Études Touloises, prix Moselly...

mercredi 14 juin 2017

En kiosque : Études Touloises n°160 - avril-juin 2017



Au sommaire :
  • Programme culturel au Musée d'Art et d'Histoire de Toul pour le 3e trimestre 2017
  • Toul sonnante : Panorama du patrimoine campanaire de Toul par Thibaut Laplace
  • Le château de Bicqueley par Céline et Thierry Vautrin
  • Un JAM, un regard : Brèves de touristes par Émilienne Didier
  • Remise de la cravate de Commandeur des Arts et des Lettres à Michel Hachet
  • Dans la presse
  • Blénod, que signifie ce toponyme ? par Michel Hachet
  • La Gazette lorraine, sommaire du n°105
  • Prix Moselly - règlement
  • Parution : L'amitié en France aux XVIe et XVIIe siècles par Aurélie Prévost

samedi 3 juin 2017

Voyage de fin d'année à Saint-Germain en Laye - Dimanche 2 juillet 2017

Le CELT vous propose une visite du domaine national de Saint-Germain-en Laye le dimanche 2 juillet 2017.


Le château de Saint Germain en Laye
Source Wikipédia - Photo JH Mora, août 2005



Programme :
  • 6h00 : Départ du bus, place de la République à Toul
  • 11h00 : Visite guidée de l’Exposition Austrasie (durée 1h00). Cette exposition diffère de celle de Saint-Dizier !
  • Déjeuner libre
  • 14h30 : visite guidée du château et des jardins (durée 1h30)
  • Temps libre (musée et domaine entièrement accessibles avec les billets)
  • Retour à Toul, place de la République à 22h30

Le coût par personne pour la visite guidée, l’entrée et le bus s’élève à : 56 €
Le voyage est limité à 30 personnes maximum.

Inscription et chèque à envoyer à :
Aurélie Prévost, 182 avenue du Général Leclerc, bâtiment B, entrée C, 54 000 Nancy

Télécharger le programme et le bulletin d'inscription ICI.

jeudi 11 mai 2017

Une INSCRIPTION DÉDIÉE à Auguste par la COLONIA TVLLO LOVCO découverte à Franchevillle [Résumé de la conférence]


Philippe Masson, président du CELT, accueille le conférencier


C'est dans des circonstances assez particulières que le musée de Toul est entré en possession d'une pierre.
Le musée est prévenu le 17 novembre 2011 par un coup de téléphone brusquement interrompu, (l'interlocuteur non identifié ne rappellera jamais) qu'une pierre portant des inscriptions a été dégagée dans un chantier et qu'elle a été mise à l'abri grâce à une pelleteuse sous un pont enjambant le ruisseau de la Naux, près de Francheville (54).


Pascal Vipard

Depuis lors, Pascal Vipard, épigraphiste, maître de conférences d'Antiquités Nationales à l'Université de Lorraine, en a étudié l'inscription et a partagé, avec le public toulois, le fruit de 6 années de recherches sur le point d'être publiées. Pour des raisons de droit de propriété scientifique, nous ne dévoilerons pas ici le déchiffrage de l'inscription.


La pierre calcaire pesant 70 kg est dans un parfait état de conservation, tout comme l'inscription en latin, d'un graphisme irréprochable. C'est un hommage de Toul à l'empereur Auguste.
On peut y lire :

IMP.CAESARI.DIVI F
AVGVSTO.IMP.XIII TR
IB.POT.XII.PONT.MAX
COS.XI.RES.PCOLON
IAE.AVG.TVLLO.LOVCO
DD

Le chercheur, après avoir aisément développé les termes abrégés (ce qui était courant à l'époque) s'est employé à en analyser chaque passage.
Il est question d'Auguste, de la res publica, de la colonie de Toul et des Leuques.
Cependant, des étrangetés deviennent évidentes au chercheur qui démontre point par point les erreurs liées aux divers éléments du texte, chacun pouvant s'expliquer, se justifier, mais dont l'accumulation est troublante.
Ce qui conduit à conclure que cette pierre, découverte dans des circonstances peu claires, comportant une accumulation statistiquement anormale de "bizarreries", oblige, par prudence scientifique, à rejeter le texte en tant que source historique et à décréter qu'il s'agit d'un faux à plus de 9 chances sur 10.



À l'issue de la conférence, la pierre a retrouvé les caves du musée en compagnie de réserves qu'elle n'avait jamais quittées.

mercredi 3 mai 2017

Conférence de mai : Une dédicace honorifique à l'empereur Auguste par la colonie de Toul sur une inscription de Francheville

Pascal Vipard
maître de conférences à l'université de Lorraine

"Une dédicace honorifique à l'empereur Auguste par la colonie de Toul sur une inscription de Francheville"


Mardi 9 mai à 20h30, salle des adjudications de Toul (cour de l'hôtel de ville).

Entrée libre et gratuite

lundi 1 mai 2017

Michel Hachet nommé au grade de Commandeur de l'ordre des Arts et des Lettres

Michel Hachet a été nommé au grade de Commandeur de l'ordre des Arts et des Lettres le samedi 29 avril 2017.
Une assemblée fournie, composée de membres de sa famille, membres des Amis du Musée de Toul et du CELT, de membres de l'académie Stanislas, de collègues et amis…, s'était réunie dans la très belle salle lapidaire pour assister à la remise de cette décoration.

Les intervenants :


Alde Harmand, maire de Toul
Dominque Potier, député
Alain de Tinseau, président des Amis du Musée de Toul
Philippe Masson, président du CELT et ancien membre des Jeunes Amis du Musée
Jean-Claude Bonnefont, secrétaire perpétuel de de l'académie de Stanislas

Après un très beau discours rendant hommage à l'homme et à son œuvre immense au service de Toul, consacrée à son musée et à la culture locale, Dominique Potier lui remet le collier :




Michel Hachet signe le livre d'or du musée :


La cérémonie a été suivie par un sympathique cocktail.

Est Républicain 2 mai 2017

mercredi 12 avril 2017

La construction des résidences pour les familles des militaires américains présents en France dans le cadre de l’OTAN [Résumé de la conférence]


 Jean-Marie Simon, architecte, Directeur du CAUE 54


Avec l'installation de bases américaines de l'OTAN dès 1950, il s'agit de loger les familles des militaires. Ils y resteront jusqu'à 1967.
Or, après la Seconde Guerre mondiale, une sévère crise du logement sévit en France. L'état souhaite que ces militaires ne logent pas sur les bases elles-mêmes et les nécessités d'une éventualité que les soldats américains doivent rejoindre leur base rapidement conditionnent qu'ils logent à une distance déterminée.
C'est ainsi que les villages américains vont être créés. Leur construction et leur financement par des sociétés sont intégralement français.


Certaines municipalités y voient une opportunité pour leur cité alors que d'autres sont plus récalcitrantes. À Toul, le maire Pierre Schmidt est favorable à leur implantation et s'active pour trouver rapidement un terrain. Ces villages sont édifiés légèrement à l'écart des villes qui les accueillent. À Toul, il s'agit de Régina village et de la cité Saint-Michel de part et d'autre de la route de Verdun. La ville-haute n'existe pas encore. Les militaires sont stationnés sur la base de Rosières.

Jean-Marie Simon ne s'est pas cantonné à décrire les deux villages de Toul, mais également ceux de la région, que ce soit, entre autres, Toulaire à Liverdun, Bois-le-Duc à Vandoeuvre, les Clairs Chênes à Étain, Pershing et Lafayette à Chaumont, sans oublier la cité canadienne de Longuyon, pour n'en citer que quelques-uns.

Ces villages sont de taille variable, les plus petits ne comportant qu'une trentaine de maisons.
Les pavillons, indépendants ou mitoyens, sont de bonne qualité, équipés du confort américain, de plain-pied, sans sous-sol ni grenier. Il n'y a pas de garage non plus : la rue large y accueillant le stationnement des véhicules.

Perspective axonométrique d'un pavillon
(Source : archives du musée de Toul)

Depuis, les parcelles ont été définies pour chaque résidence. Les villages ont conservé leur authenticité. Quelques aménagements paysagers portent sur les clôtures, des plantations et aménagements des jardinets remplaçant les espaces ouverts engazonnés des Américains. Garages et vérandas ont été ajoutés.
Les abords se sont urbanisés.

Localisation des deux villages américains de Toul,
de part et d'autre de l'avenue J.F. Kennedy
(Source IGN/Géoportail)


Régina-village et la cité Saint-Michel via Google street-view



NB : malgré leur bref passage d'une quinzaine d'années sur le territoire du N.E. de la France, la présence des "Ricains" reste ancrée dans la mémoire des anciens. C'est l'époque des cigarettes américaines, du chewing-gum et du formica ; des grosses voitures rutilantes, des bars américains et de la M.P. à côté des gendarmes français. C'est aussi l'époque où fleurissait sur les murs le slogan "US GO HOME" des sympathisants communistes et des pacifistes.
Les Américains avaient leurs propres écoles et des échanges avec les établissements scolaires français soulignaient les grandes différences d'éducation, ne serait-ce que par la mixité, encore très rare dans les lycées français.
Des mariages mixtes ont eu lieu et, après 1967, des femmes françaises ont suivi leur époux en Allemagne et aux États-Unis.